Elise

Publié le par Lionel Droitecour

Elise

Dans la modeste école un pupitre de bois
Après l’heure de classe attendait les élèves.
Elise donnait là, deux fois dans la semaine,
La leçon de solfège aux enfants délicats.

Je regardais de loin ces surprenants ébats
Où, la règle à la main, aimable souveraine,
Sa belle bouche en cœur et l’œil qui se soulève,
Comme le rossignol elle chantait pour moi.

Moi seul, bien entendu, puisque je l’écoutais,
Puisque sa lèvre avait la couleur d’un fruit rouge
Qu’un doux rêve venait s’emballer à mon front ;

Que l’étude s’ouvrait comme fait l’horizon,
Qu’en l’amarre rompue, seuil où l’occident bouge,
Comme les aquilons mon âme s’envoûtait.

janvier 2008

Publié dans Musique

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