Consolation

Publié le par Lionel Droitecour

  Vincent Van Gogh (1853-1890), Le vieillard triste, 1890

Vincent Van Gogh (1853-1890), Le vieillard triste, 1890

Voici que ton regard a pesé sur le mien,
Et que, sans dire un mot, l'ombre de la tristesse
De ton âme blessée a passé en mon sein.
Viens, nous partagerons le sel de la détresse !

Va, je saurai trouver pour toi les doux accents
Qui te consoleront. Car je te connais bien,
Nous avons supporté, déjà, d'autres tourments
Qui précèdent la joie et resserrent nos liens ;

Alors même que l'amour oublie parfois ses chaînes.
Viens, je veux alléger le fardeau de tes peines
Et porter ton ennui vers ces rives plus nettes

Où s'ébroue dans l'aurore un rappel de nos fêtes :
Souviens-toi notre rire, oublions nos chagrins ;
Mets ta main dans ma main et pensons à demain...

avril 1991

Publié dans Amour

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