Aux paravents de la mer

Publié le par Lionel Droitecour

Gustave Courbet (1819-1877), La vague, 1869

Gustave Courbet (1819-1877), La vague, 1869

Souvent je vais chercher, aux rebords esseulés,
Ce calme qui me touche aux seuils cent fois rêvés,
Dans l’interstice ouvert en la pente de l’âme
Où gîte, d’un remord, ce qu’en vain j’en proclame.

Et les mots, paravents de mon silence amer,
Comme les vagues sont, profondes sous la mer,
Elans de mes lointains toujours inachevés,
S’écument aux brisants, vers le ciel, immolés.

Voyez ma berge offerte à l’appel des marées,
Aux bruissements diserts des houles chamarrées,
Dans cette infinitude où toutes fins se jouent.

Sable, brassé toujours, où les algues se nouent,
Limons éparpillés aux grandes équinoxes,
L'inconstance des corps livrés aux paradoxes.

mai 2011

 

Publié dans Marine

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