Aux embruns du silence

Publié le par Lionel Droitecour

Aux embruns du silence

Cordent, les contrepoints, aux traverses du temps,
Où triolets festonnent la morne pendule,
Tressant l’immatérielle embellie du silence
Quand s’éjouit l’univers sous les doigts du vieux Bach.

Aux éthers froids et nus que son harmonie pare,
Son art, en nos émois, mène la contredanse
Unissant nos désirs, dans l’or du crépuscule,
Aux embruns chamarrés de nos corps inconstants.

Là, musique est un ciel où veille une espérance,
L’agonie déjouée y fredonne, sereine,
Une sente ébauchée comme une intime errance.

Et, tracé sur l’azur en fraternelle essence,
Une strette nous porte et conduit notre hymen
Au seuil où la mort même avoue son impuissance.

juillet 2011

Publié dans Musique

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