Alceste

Publié le par Lionel Droitecour

Alceste

Si je me considère avec lucidité
Dans le quotidien de mon inanité,
Lors, je me fais horreur et n’aie nulle pitié
Pour celui qui se vautre en mon humanité.

Je le vois chaque jour mentir, se compromettre,
Pusillanime, lâche et prompt à se soumettre,
Dans l’ombre du puissant plein de veule amitié,
Habile à déguiser et jaloux de son maître.

Ennemi résolu de tout le genre humain
Je veux me retirer dans un désert hautain,
Et cultiver le soin que j’aie de me haïr ;

Sentencieux, solitaire, ridicule, peut-être,
Inaccessible mais certain d’oublier l’être
En qui je me consume au feu de mon désir.

novembre 2005

Publié dans Portrait

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I
Ah la comédie humaine... Certes cette mascarade nous indispose parfois !
Alors oui, ne plus faire de compromissions et traiter chacun selon son être et non son paraître... ou alors ... voir en chacun l'étincelle Divine cachée derrière le masque, et s'adresser à Cela.
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