À ma lèvre ourlée

Publié le par Lionel Droitecour

À ma lèvre ourlée

Parsemées sur le vert gazon
Les primevères en bouquets
Chantent en riant le printemps,
Ambre jauni, clair et rosé.

Voici, mon regard s’est posé,
Passant cueilli à contretemps,
Au plus humble de mes acquêts,
En retour de verte saison.

Et je reste un instant charmé,
Dans l’air léger qui s’illumine,
Un sourire, à ma lèvre, ourlé.

Parfois de chagrin bourrelé,
Alors que notre âme rumine
L’instant vain fleurit, désarmé.

avril 2013

Publié dans Sensation

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