À cueillir l’humble fleur

Publié le par Lionel Droitecour

... Aussi, amis, bruissons d’une bonne faconde ...

... Aussi, amis, bruissons d’une bonne faconde ...

Nous avons un instant déposé le fardeau,
Et, dans le vif argent de l’amitié vermeille,
Recuit notre labeur pour en faire une offrande,
Hors l’œil spéculateur qui nous veut similaires.

Les orpailleurs du jour, goules atrabilaires,
Dont la clique est nombreuse et l’insatiété grande,
Qui nous veulent soumis à l’infernale treille,
Chantent la mélopée d’un ignoble rondeau.

Il n’est en vérité que nos voix solidaires
Pour couvrir ce remugle en l’appeau du malheur,
Qui danse, impécunieux, sur la haine du monde.

Aussi, amis, bruissons d’une bonne faconde,
Œuvrons de nos désirs à cueillir l’humble fleur,
Pour faire un seuil nouveau de nos abécédaires.

février 2014

 

Publié dans Amitié

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