L’écho des vanités

Publié le par Lionel Droitecour

Vanité avec violons et boule de cristal Pieter Claesz, vers 1596-1661

Vanité avec violons et boule de cristal Pieter Claesz, vers 1596-1661

À s’emplir de soi-même on n’est plus qu’un absent,
Un importun bavard empli de suffisance,
À trop vouloir briller on brûle son essence,
La mèche s’illusionne, ainsi, d’être une flamme.

Sans cesse à l’émeri il faut frotter son âme,
L’humilité, en soi est la seule décence,
Dans le miroir sans tain de notre complaisance
L’ego, cet idolâtre imprime son accent.

Mais ce n’est jamais plus que cette image morte,
Projeté devant soi où jactance pérore,
Habillée d’un mensonge en sa propre fiction.

Le silence et la nuit nous rendent l’affliction,
Et le vide s’inscrit sur la prochaine aurore,
Écho des vanités dont l’onde nous emporte.

mai 2013

Publié dans Névrose

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