L’échappée belle

Publié le par Lionel Droitecour

L’échappée belle

Le marchand de musique, aux pages des recueils,
Au crayon de papier inscrit le prix des notes.
Et puis il fait sa note additionnant Mozart
Avec la chansonnette, en couplets à deux balles

Qui emplissent l’échoppe. Lors le piano, sur cales,
Tire comme un navire à rompre ses amarres.
Parfois, un gamin rit, au clavier, qu'il tapote
Et c’est l’échappée belle. Evadée de ses feuilles

La musique prend l’air et l’air fait la chanson,
Aux paroles du jour accordant l’émotion…
Par la porte entrouverte alors elle fleurit

Aux lèvres d’un passant qui s’arrête et sourit,
Puis fredonne tout bas un chœur à l’unisson,
Cargué, comme une voile où s’emballe un frisson.

janvier 2008

Publié dans Musique

Commenter cet article