Fado

Publié le par Lionel Droitecour

... Et cela prend manteau de l’âpre nostalgie, chanteuse de fado en la tombée du jour ...

... Et cela prend manteau de l’âpre nostalgie, chanteuse de fado en la tombée du jour ...

Livrée, pierres croulées que racines dessouchent,
Aux levées ambigües où sombrent nos cœurs prudes ;
Pierreuse certitude aux sentes retrouvées,
Quand la fatigue vient épouser le corps las.

Et l’âme à contrechant vient jouer le horlà
Nonchalance grimée des peines éprouvées,
Qui se déprend de nous aux mornes solitudes
Et se souvient des maux où nos rancœurs s’abouchent.

Et cela prend manteau de l’âpre nostalgie,
Chanteuse de fado en la tombée du jour,
Au noir linéament où musique convole ;

Sourire inabouti et vibrante corolle,
Aparté mystérieux de ce vague séjour,
Vapeur d’une conscience en soi, inassagie.

avril 2010

Ecoutez donc Amalia Rodriguez

En égrenant les rimes
Au rythme de ce poème

Au prisme du sonnet
Emprisonnées...

Publié dans Musique

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