Deutsch neuf cent cinquante neuf

Publié le par Lionel Droitecour

Franz Schubert, (1797-1828) dont le catalogue chronologique fut établi, par Otto Erich Deutsch

Franz Schubert, (1797-1828) dont le catalogue chronologique fut établi, par Otto Erich Deutsch

Je me dis, quelquefois, il me reste Schubert.
Lorsque le mal appuie, aux clous, dessus ma croix,
Je me tourne vers le chantre de la douleur,
Ce doux musicien mort, mais dont l’âme me berce.

Il ne parle qu’à moi, à mon cœur mis en perce,
En ce nuancier là il est une couleur
Accordée à la mienne où ma peine décroit,
Au lieu même où je souffre, immuable lumière.

Et je sais au morbide d’un andantino
Toutes ces choses tues qui me damnent, m’épuisent,
Me relèvent pourtant et me donnent un gué ;

Contre la mort enfin une rime où arguer,
Paroles d’éphémère où mes vers se construisent,
Cherchant, en ces échos des chœurs subliminaux.

juin 2012

 

Publié dans Musique

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