Cloaques

Publié le par Lionel Droitecour

Edward Munsch, (1863-1944), Le cri

Edward Munsch, (1863-1944), Le cri

Esclave de soit même à n’y pouvoir tenir,
Habité de pulsions, habillé de mensonge,
On porte cette image aux mornes épousailles
Où le paraître va boursoufler le néant.

De se savoir si nu, si vague, si béant
Et tenter malgré tout, ainsi, vaines limailles,
De tirer l’imposture un peu comme une longe
Aux portes de la nuit qui sait tout contenir.

Et, pâle défroqué d’un rêve inassouvi,
Patauger au cloaque, ilote misérable,
Où l’inconscient moqueur peinturlure nos vies.

Dans le silence alors, et dans l’obscurité,
Comme un enfant perdu, se conter une fable
Et mourir un peu plus à chaque vérité.

avril 2010

Publié dans Névrose

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