Cello

Publié le par Lionel Droitecour

Du temps où j'espérai devenir un peu violoncelliste, je n'étais pas encore rimailleur...

Du temps où j'espérai devenir un peu violoncelliste, je n'étais pas encore rimailleur...

Pour marquer les quatre années d'existence de mon blog,
chaque jour de mars 2018, je publierai deux poèmes,
le second étant une réédition de l'un de ceux publiés en mars 2014.
Le choix de ce dernier sera celui du cœur...
Je me suis rêvé musicien bien avant de songer au poème...
Si je sais bien que le premier a failli, je ne sais pour autant
pas trop quoi penser du second.

De sa pointe de fer, tel un navire à l’ancre,
À la touche d’ébène, ombre sur sa volute,
La noble architecture équilibre, incurvé,
Son corps de flamenca, idéale cabale.

À croupetons, le chevalet, fleur ou pétale,
Des cordes en quatuor, influx, cambre innervé
Une charnelle essence aux chevilles en lutte
Au cordier, plumier dont l’onde sonore est encre.

L’archet cabriolant piaffe son impatience,
Son crin caracolant aux doigts de l’interprète,
Dont la table harmonique enclos l’âme et le chant.

Alors sa grande voix, profonde, à contre-chant,
De l’orchestre en rumeurs espère une conquête,
En nos errances nues percluses de silence.

Léo 27 janvier 2006

Publié dans Musique

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tipoum 07/03/2018 23:01

j'aurais bien voulu le connaître ton violoncelle

Valentine 11/03/2014 16:05

Je suis heureuse de constater que mon calligramme est arrivé chez un poète, et habile aux sonnets de surcroît ! Bravo pour votre site que je conserve dans mes favoris. Surtout si vous êtes musicien, et creusois, c'est-à-dire voisin.

Lionel Droitecour 12/03/2014 01:16

Je ne suis, hélas, plus violoncelliste, ni creusois...
J’ai été l’un et l’autre jadis au temps de mon enfance et/ou de ma lointaine jeunesse. Mais je garde la puissante nostalgie de l’instrument dont j’ai fini par comprendre que je serai plus raisonnable de ma cantonner à l’écouter entre les mains des quelques grands interprètes.
Quant à la Creuse ce fut une terre de villégiature et d’enfance dont la mémoire demeure en moi profondément gravée.
Ce qui produit, au fil de ces pages un mélange de mots et de musiques et peut-être de poésie...