BWV 869

Publié le par Lionel Droitecour

BWV 869

C'est un homme qui marche et que, sereinement
Une pensée devance et mène, calmement,
Vers l'intime horizon d'un sublime prélude,
Œuvre antépénultième en un livre d'étude.

L'infini s'y découvre au regard du Cantor,
Intime dénuement qui infirme la mort
Comme pierre angulaire où, fraternellement,
Se fonde un absolu devant le firmament.

Je ne sais quel mystère en ces trames se joue.
Je m'y sens libéré, mon doute se dénoue,
Emu, je participe en déambulation,
À cet écho sonore où l'âme a son bastion.

C'est l'impalpable armure en laquelle j'irai,
Confronté au néant, en l'onde où j'aspirais,
Jadis, lorsque j'étais du nombre des vivants,
Voir si l'éternité n'est que d'ombre et de vents.

février 2014

Publié dans Musique

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