Aux cadences

Publié le par Lionel Droitecour

Vincent van Gogh (1853-1890), le vieux clocher de Nuenen

Vincent van Gogh (1853-1890), le vieux clocher de Nuenen

Impassible, au clocher, la cloche sonne l’heure,
Témoin du lent relai des générations,
En pointe, sur le ciel, au sommet de l’église,
Désignant l’infini aux mortels en labeur.

Et parfois l’on suspend son geste pour l’entendre ;
Une pensée surgit, comme, dans l’aube grise,
Un éclat dans l’azur avant qu’ambitions
Tristes du jour qui nait ne s’en viennent nous prendre.

Car le quotidien brasse nos habitudes,
Et l’on reprend le cours, en vagues apogées,
Du discours ressassé de nos incertitudes.

Ainsi, dans un rituel de mornes contredanses,
Nous enfouissons, vaincus, nos peines prorogées
Dans le vide, en nos mains, bâti de nos cadences.

juillet 2012

Publié dans Névrose

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