À l’amitié

Publié le par Lionel Droitecour

Giuseppe Arcimboldo (vers 1527-1593), Le garçon

Giuseppe Arcimboldo (vers 1527-1593), Le garçon

Nous fûmes assemblés naguère en tes pénates,
Ami, hôte d’un soir et l’éclat des bouteilles,
Aux miroirs de nos yeux, de nos trognes vermeilles,
Fit brûler l’amitié sur notre simple agape.

Le lard et les oignons, et le jus de la grappe,
Avait été conviés dessous ta bonne treille,
Le verbiage insouciant qui rend l’âme pareille,
Moire à l’instant parée, comme sont les agates.

« Ah, j’ai perdu mon temps » dit-on, parfois, maussade,
Quand la peine, aux
soucis, longuement se chamaille,
Que le chagrin nous guette, au loin, tel un chacal.

Nous avons gagné, au séjour amical,
Hier, à coudre, obstinés, l’humain qui se démaille
Nos rires, dans la nuit, insultant la camarde.

mai 2011

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